Création de vêtements adaptée pour personnes handicapées et adaptées aussi aux personnes valides.
Activité...
Création de vêtements adaptée pour personnes handicapées et adaptées aussi aux personnes valides.
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Rédigé par Christian Jean Collard le vendredi 26 décembre 2008 à 20h45 dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Internet est un formidable outil de communication et d'éducation pour nos enfants. Mais il peut aussi représenter un danger puisqu'il permet facilement l'accès notamment à des sites à caractère sexuel.
À la différence des médias plus traditionnels (télévision, radio, presse, etc...), Internet n'est pas régi par des organismes de contrôle et de surveillance. Il est donc de la responsabilité des parents et éducateurs d'accompagner l'usage d'Internet par les enfants : de les protéger des contenus choquants ou illicites, de défendre leur vie privée, de les conseiller dans leur navigation et de les éduquer à la prudence.
Deux méthodes simples existent pour aider les parents à protéger leurs enfants.
Quelques conseils importants :
Parents, enseignants, voici la marche à suivre pour paramétrer correctement votre ordinateur et limiter la navigation de vos enfants sur Internet, si vous ne possédez pas déjà un outil spécifique.
Le navigateur le plus adapté est Internet Explorer (logiciel vous permettant d'accéder à Internet, fourni directement avec Windows).
Cliquez sur l'onglet "Général". Décochez la rubrique "Les utilisateurs peuvent visiter les sites sans contrôle d'accès". Cette action permet de limiter l'accès aux sites contenant les mots clès cités précédemment.
Attention, de nombreux sites pour adultes ne sont toujours pas "étiquetés" en vue du contrôle parental. Cette démarche ne vous dispense donc pas de votre responsabilité d'éduquer vos enfants aux risques qu'ils courent à naviguer sur internet.
Rédigé par Christian Jean Collard le mercredi 11 juin 2008 à 15h53 dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Quand un ouvrier vient d'être débauché, il n'est pas question de lui démontrer que l'entreprise travaille pour lui. Et ce n'est pas en lui disant que des millions d'autres travailleurs ont du travail qu'on arrivera à le consoler. Pour lui, l'entreprise l'a jeté à la rue et c'est tout ce qui l'intéresse.
Essayez donc de prouver à l'infirme réduit au chômage, à l'ouvrier qui, à cinquante ans, cherche en vain un emploi, à l'employé qui doit, avec un revenu inflexiblement constant, faire face à des prix sans cesse croissants, qu'ils sont les bénéficiaires du système de la libre entreprise !
Il faut découvrir de quelle manière ce système pourrait être amélioré pour satisfaire tous ceux qui en dépendent. Et c'est aux chefs d'entreprises qu'il appartient d'en prendre l'initiative. Ils ont là, envers leurs ouvriers, envers leurs actionnaires et envers eux-mêmes, une responsabilité qui prime toutes les autres.
Cc n'est pas une mission qu'ils doivent éluder avec désinvolture jusqu'à ce qu'ils aient le temps de s'en occuper. L'heure est venue pour ceux qui président aux destinées de l'industrie de mettre en pratique quelques-unes de ces belles phrases que l'on prononce volontiers dès qu'il s'agit de responsabilités sociales.
Parmi les hommes qui dirigent actuellement des entreprises privées, nombreux sont ceux qui ont débuté au dernier échelon, les outils à la main. Ils savent par expérience quels sont les espoirs et les difficultés de l'ouvrier qui travaille à la chaîne. On fait bien des essais, mais, trop fréquemment, ils tournent court, parce que le patron a tôt fait d'abandonner le désir de voir son sens social se traduire par des actes ou se graver dans l'esprit de tous les contremaîtres de son usine.
Une tâche immense s'offre donc aux chefs d'entreprises. Il ne faut naturellement pas prétendre qu'ils doivent en supporter tout le poids. Pour que le système économique de la libre entreprise fonctionne plus efficacement pour tous, l'ouvrier et l'État devront, eux aussi, faire preuve de bonne volonté. Le gouvernement doit jouer un rôle de premier plan dans l'adoption et l'application équitable de principes viables. Il est fait aussi appel au travailleur à qui l'on demande de réviser soigneusement quelques-unes de ses attitudes, de ses conceptions et de ses habitudes.
Le souci d'humaniser le travail doit être, dans les petites comme dans les grandes organisations industrielles, la première préoccupation. Si le patron de l'entreprise accorde à cette préoccupation la place qui lui revient, chacun s'en apercevra et dira : « Tiens, l'industrie ne parle pas seulement d'humanité, elle agit humainement. Mais alors, c'est qu'elle est humaine ! » Si les industriels et le gouvernement n'accomplissent pas cette mission de manière à mériter cette appréciation, aucun des résultats matériels qu'on aurait pu obtenir n'aura la moindre valeur.
Un jour, un industriel, directeur de l'unique usine de sa ville, raconta que si tous les chefs d'entreprises se trouvaient dans les mêmes conditions que lui, ils y regarderaient à deux fois avant de refuser du travail à quelqu'un. Cet industriel vit avec ses chômeurs. S'il croise dans la rue un homme qu'il a renvoyé, il ne peut dégager sa responsabilité comme le font certains, en disant simplement : « Pauvre diable ! Enfin, Dieu merci, ce n'est pas chez moi qu'il travaillait ! »
Il ne suffit pas de rédiger une ordonnance pour supprimer les conséquences de la loi de l'offre et de la demande et garantir à chaque travailleur du travail pour sa vie entière. Mais il n'existe pas d'affaires qui ne puissent, dans une certaine mesure, donner aux emplois une plus grande stabilité.
La sécurité est le principal souci du travailleur. Il la trouve dans la garantie d'un statut stable. Cette même sécurité intéresse aussi au plus haut point la direction et les commanditaires. Quand, par des réalisations concrètes, l'industriel aura convaincu ses employés qu'il a autant d'avantages qu'eux à ce que leur emploi soit stable, il aura fait des ouvriers meilleurs et des meilleurs citoyens.
Afin de donner aux travailleurs la possibilité de gagner largement leur vie en créant des richesses en quantités suffisantes pour satisfaire les besoins de leur pays, les chefs d'entreprises devraient eux-mêmes faire naître des occasions propres à les stimuler. Prenons, par exemple, le cas des ouvriers de plus de quarante ou cinquante ans. Les chefs d'entreprises ne feraient-ils pas preuve de bon sens en facilitant l'engagement de ces hommes dont, souvent, la solide expérience compense largement le dynamisme perdu avec l'âge ?
C'est l'un des premiers devoirs de l'employeur de s'assurer que, grâce à une extension saine et continue de son affaire, la porte demeure ouverte dans son industrie à de nouvelles améliorations, à de nouvelles possibilités d'avancement. Les industriels doivent démontrer - à leurs ouvriers en premier lieu - qu'ils sont aussi sincèrement préoccupés de progrès humains que de profits matériels, aussi intéressés par le bien-être général que par l'argent de leurs clients.
L'avenir, non seulement du système industriel, mais de la civilisation occidentale elle-même, dépend de la bonne volonté que les hommes d'affaires modernes mettront à s'unir dans une lutte impitoyable contre l'exploitation.
Christian Jean Collard,-
Rédigé par Christian Jean Collard le vendredi 06 juin 2008 à 17h25 dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
L'adultère est « le fait pour un époux (unne épouse) d'avoir des relations sexuelles avec une personne autre que son conjoint » (définition du Petit Larousse 2006).
« L'adultère c'est se tromper de réalité, c'est prendre pour réel l'irréel », disait Jean-Yves Leloup. « J'ai trouvé plus amère que la mort la femme dont le cœur est un piège et un filet, et dont les mains sont des liens ; celui qui est agréable à Dieu lui échappe, mais le pécheur est pris par elle », dit Salomon, Ec.7 :26.
Il y a plusieurs stades qui se produisent habituellement en séquence à mesure qu'une relation se dirige vers une aventure adultère. Ces stades se produisent souvent sur une longue période de temps, mais un homme et une femme peuvent passer par plusieurs stades de relation au cours de la même soirée. En prenant conscience de ces stades, cela aide à reconnaître ce qui pourrait se passer avec eux afin qu'ils puissent arrêter le processus avant qu'ils soient embourbés par-dessus la tête.
Nos deux ennemis ici sont la rationalisation et le reniement. Nous rationalisons quand nous donnons des raisons acceptables à des comportements, des pensées et des sentiments inacceptables. Le reniement c'est souvent notre refus intense de reconnaître la vérité au sujet de nos comportements, de nos pensées et de nos sentiments.
Une femme a avancé en public, un jour, jusqu'à quel point la rationalisation peut être éloignée de la raison. La femme pense que son conjoint comprend et accepte ses nombreuses aventures parce que, après tout, il est normal pour elle, ce besoin d'avoir d'autres hommes ? L'amant a dit : « C'est correct, parce que chaque fois que nous avons une relation sexuelle, nous songeons à ton mari qui est seul chez lui et qui n'a pas peur de la solitude ! »
La rationalisation œuvre main dans la main avec le reniement pour altérer notre sens de la réalité et nous rendre de moins en moins capable de reconnaître que nous nous dirigeons vers une chute. C'est étonnant de voir jusqu'à quel point nous pouvons expliquer et justifier notre mauvais comportement. La rationalisation et le reniement jouent un rôle à chaque étape du processus de l'implication.
Le premier stade, c'est l'ouverture émotionnelle. Quand nous décelons une petite inclinaison à se distancer de la relation avec l'homme que nous aimons, nous pouvons agir pour nous protéger nous-mêmes durant cette période de vulnérabilité. Nous pouvons nous efforcer de comprendre ce qui nous arrive et concentrer notre énergie à regagner la pleine santé dans notre relation.
L'état de vigilance, ce second stade dans une aventure en processus, c'est la conscience grandissante d'une personne en particulier dans le champ de nos relations. Nous commençons simplement par penser occasionnellement à lui. Des pensées innocentes peuvent se changer en des fantasmes à son sujet. À mesure qu'il devient plus présent dans nos pensées conscientes, il commence à apparaître dans nos rêves aussi. Les rêves sont souvent remplis de fantasmes sexuels.
Parfois, moins qu'un homme toutefois, une femme à cette étape prendra des photographies de groupes où cet homme est présent, à une réception ou à une réunion de famille ou pendant des vacances. La femme reviendra souvent contempler les photos. Il n'est pas inhabituel pour la femme, à ce stade, d'essayer de capturer mentalement l'homme qui est en train de devenir un fort centre d'intérêt.
La rationalisation développée à ce point c'est qu'il n'y a aucun mal à fantasmer. C'est bien humain.
Ensuite, pendant le temps de la conscience éveillée, il peut y avoir des rencontres vraiment innocentes, inopinées, souvent c'est des contacts légitimes pour les affaires qui peuvent potentiellement construire une relation. À ce stade, il peut y avoir un peu de flirts qui se développent, des contacts prolongés par le regard, des échanges d'allusions sexuelles en apparence inoffensives, un langage corporel séducteur. Les deux personnes impliquées à ce point nieraient tout intérêt réel l'un pour l'autre.
Les rencontres intentionnelles se produisent fréquemment et semblent être le fruit du hasard alors qu'en réalité une personne agit de manière à faire grandir les chances de contact. Ce stade est illustré d'une manière humoristique dans les films. On montre une femme attendant pendant des heures à la terrasse d'un café et, quand l'homme apparaît, elle se lève, marche vers lui et feint la surprise comme s'il était la dernière personne au monde qu'elle s'attendait de voir.
Dans la vraie vie, ce stade pouvait être humoristique, s'il n'était pas si triste. Une adolescente prend particulièrement plaisir à ce genre de jeu. Cela prouve que l'excitation produite par l'attraction du sexe opposé peut subjuguer notre côté rationnel. L'attraction sexuelle peut facilement faire des fous de nous. Rendue à ce point une personne entre dans une zone de danger réel.
Le temps attardés à passer ensemble dans des lieux publics, c'est l'homme et la femme qui passent maintenant du temps ensemble quand ils sont dans des groupes. Ils tendent à se fermer des autres en se détournant du groupe et en évitant le contact par le regard avec les autres. Il y a un intérêt commun grandissant rendu à ce point. Les sujets de conversation incluent l'histoire personnelle, les intérêts dans les sports, la politique et les affaires. Des gens observateurs pourraient remarquer quelque chose d'inhabituel au sujet de la relation rendue à ce stade.
À supposer que vous viviez l'expérience d'essayez donc de vous infiltrer dans une conversation entre un homme et une femme rendus à ce stade, on se ferait traiter comme un intrus indésirable. Mais l'homme et la femme continueront à nier toute suggestion que ce qui se passe entre eux, c'est plus que toute relation adulte normale. La femme pense : « C'est correct de porter mon attention sur lui. Rien ne peut arriver. Nous sommes avec d'autres personnes. »
L'homme et la femme se rendent compte rapidement qu'ils sont encore ensemble longtemps après que les autres sont partis. Il y a maintenant une excitation grandissante en étant tous les deux seuls ensemble. C'est une sensation attrayante, séduisante. La conversation change de sujet, on passe des idées aux sentiments. Le soin attentionné est partagé par les deux. Par le moyen de la conversation, il y a une entrée dans les domaines privés et personnels. L'homme et la femme se sentent toujours corrects au sujet de leur relation parce que les rencontres ont commencés en public.
Maintenant l'homme et la femme commencent à planifier des temps seuls pour des buts « légitimes ». L'homme demande à la femme si elle peut le rencontrer pour l'aider à régler ses problèmes maritaux. Ou la femme demande à l'homme de rester après les heures de bureau pour lui prêter son expertise sur un certain projet qu'elle essaie de finaliser. Le couple niera encore toute suggestion que leur relation n'est pas complètement appropriée. Au foyer l'époux de cette femme pourra peut-être noter une baisse dans la communication verbale et non-verbale. Elle est soudainement plus détachée, froide, indifférente, presque formelle dans sa relation avec lui. Il y a des appels téléphoniques incomplets. On monte, le mobile entre mains, on dit : « Oui. On verra ça demain ! » : Ce qui veut dire tout à l'heure !
Imaginez un couple, par exemple, et imaginez que la femme à son retour du travail, le vendredi, au foyer, soit exténuée. Après le dîner, imaginez encore cette femme qui, aux environs de 22 heures, va se coucher sous prétexte qu'elle est éreintée par une semaine harassante. Elle va donc directement au lit et s'endort aussitôt. C'est la première partie, la partie « avant ». Maintenant, considérez la même femme qui, rentrant plus tôt que d'habitude, après avoir préparé le dîner de son époux, en vitesse, reprend le volant pour aller Dieu sait où et ne rentre qu'aux environs de minuit, sinon un peu plus tard. C'est un vendredi, certes, mais ce n'est plus un vendredi comme les autres !
Avant, bien qu'elle ne travaillât pas le samedi, elle aurait pu rester plus tard le vendredi soir devant son récepteur de télévision auprès de son époux. Le samedi, jour de la coiffeuse et des courses, maintenant, elle fréquente des personnes âgées qui lui ont donné l'idée de « ne pas faire comme elles ! » Elle rentre tard. Tous les jours, même le dimanche, et, pourtant, elle travaille le lundi !
Quand elle est à la maison, on sent qu'elle est profondément troublée. Elle est distante et ne s'implique plus dans les conversations autour de lui. L'homme est inquiet pour sa femme de la voir autant travailler. Il s'en fait pour sa santé. Il n'est pas surpris d'apprendre, quelques mois plus tard que sa femme est impliquée dans une aventure secrète.
Maintenant l'homme et la femme planifient des temps seuls pour la simple joie d'être ensemble. La relation devient comme une euphorie de jeunesse. Ils partagent ensemble une expérience excitante et aventureuse. Il y a plus d'intimité. L'homme et la femme se touchent. Il se produit des attouchements chaleureux sur la main, le bras ou la main glisse autour de la taille. Durant ce stade, l'époux se rendra compte qu'il y a de larges portions de temps qui ne sont pas justifiées. Il y aura une baisse marquée dans les temps agréables passés dans le mariage. L'homme et la femme continueront à rationaliser leur relation en disant que les adultes ont besoin de bons amis du sexe opposé. Il n'y a rien de mal à avoir de bons amis.
La femme songera : « Enfin ! Quelqu'un sur lequel je vais pouvoir m'appuyer ! »
Les désirs secrets l'un pour l'autre deviennent intenses. Les étreintes s'éternisent. Il y a de plus en plus de touchers et de caresses pour le plaisir. Les jeux enfantins comme les chatouillements et la lutte se produisent souvent à ce stade pour faire grandir le contact physique. La rationalisation ici est qu'il n'y a rien de mal à exprimer physiquement le support l'un pour l'autre. En même temps avec le conjoint, il y aura une baisse dans les étreintes affectionnées et dans le contact physique, s'il n'y en a jamais eus ! On rentre en chantant. Ça sonne faux, parce qu'on ne fredonne pas cet air « avec l'autre ».
Les attouchements et les étreintes affectionnées conduisent aux échanges passionnés. Quand l'alcool se met de la partie, un couple avance rapidement à travers ces stades. Tout ce qui réduit l'inhibition contribue à faire augmenter le désir physique et son expression. Le couple rationalisera encore en disant que c'est correct de se laisser stimuler par l'autre parce que c'est innocent et non planifié.
La capitulation, c'est lorsque le couple s'engage dans des relations sexuelles. Le reniement est éliminé à ce stade. D'aucune façon ne peuvent-ils nier la réalité de ce qui se passe alors entre eux.
Puis, c'est l'acceptation. Ici, l'homme et la femme s'admettent à eux-mêmes et l'un à l'autre qu'ils ont vraiment une aventure ensemble. S'ils continuent leur relation à partir de ce point, c'est le fruit d'un consentement mutuel. Ici l'investissement émotionnel dans l'aventure est à son sommet, et l'investissement émotionnel dans le mariage est à son point le plus bas.
Rendu à ce point, l'époux en est conscient. Même si la femme pense : « Il est trop stupide pour... » Elle part fréquemment sans s'expliquer. Elle peut même trouver une manière créative pour permettre à son mari de découvrir l'aventure. La tension de mener une double vie est habituellement trop grande pour qu'une personne puisse la supporter bien longtemps.
Est-ce la fin de l'histoire ? Est-ce que l'homme et la femme vivront heureux jusqu'à la fin ? Non. L'histoire d'une aventure n'est pas une comédie, c'est une tragédie.
Citations : « Bienvenue dans le monde irréel »
James Dobson a dit : « Le gazon est plus vert de l'autre côté de la clôture, mais il demande encore à être tondu.»
Une fois que l'excitation des premiers stades de l'aventure se dissipe, le nouveau couple est forcé de vivre dans la vraie vie encore une fois, la vie dans un endroit commun. L'homme et la femme ont soudainement à faire face à des ajustements de personnalité. Ils se découvrent l'un l'autre des imperfections, émotionnelles et physiques qu'ils n'avaient jamais remarquées auparavant. Quelqu'un doit réparer l'auto, faire à manger, nettoyer la maison, faire les courses, s'occuper des finances.
Il y a maintenant une traînée de douleur comme un cancer qui mange la nouvelle relation. Les enfants ont été blessés. Un homme a été abandonné.
Ce réseau relationnel complexe et difficile est dur à gérer. Aussi, dans la nouvelle relation, il y a toujours une suspicion sous-jacente - spécialement quand les tensions maritales commencent à grandir - que le nouveau partenaire va opter pour s'en aller et essayer sa chance encore une autre fois avec une autre personne. « Après tout, c'est ce qu'elle a faite avec moi » pensera le nouvel homme. Les seconds mariages ont deux fois plus de chances de se terminer par un divorce que les premiers mariages.
C'est vraiment une tragédie. Des hommes et des femmes changent encore et encore de partenaires pourchassant l'illusion. Plusieurs meurent esseulés, vides, manquant d'amour.
Est-ce que la coupe de votre mariage est à moitié vide ? Ou à moitié pleine ? La chose à faire c'est de considérer le temps passé dans votre relation actuelle comme un investissement à faire fructifier. Votre mariage est un bon plan de retraite. Tant que vous faites vos dépôts, le compte grossit. Le mariage se grossit comme des intérêts composés avec le temps. Des petits investissements d'amour et de soin rapportent de grands dividendes dans le bonheur relationnel. Personne sain d'esprit ne gaspillerait un solide investissement dans un compte qui a grossi avec les années pour prendre un projet branlant, spéculatif. Cela n'a pas de bon sens. Si le gazon semble plus vert de l'autre côté de la clôture, vous devriez essayer d'arroser le vôtre.
Il n'y a pas de chemin facile pour une relation authentique. Cela prend un travail acharné. Si vous sentez que le plaisir ou la romance sont partis de votre mariage, ou si vous pensez que le mariage ne satisfait plus votre besoin fondamental d'encouragement et d'amour, alors vous avez du pain sur la planche. Désolé, il n'y a pas d'autres moyens. La seule action potable c'est de tenir bon et de se reconsacrer vous-mêmes à votre présent mariage. Pourquoi le plaisir s'en est-il allé ? Avez-vous besoin d'avoir plus de temps à passer ensemble en tant que couple ? Saisissez-vous chaque occasion d'avoir du plaisir ensemble et de rallumer l'ancienne flamme ? Avez-vous identifié vos besoins non-rencontrés dans votre relation ? Pourquoi ne pas en parler avec votre conjoint de cela ? C'est difficile pour vous d'admettre que vous avez des besoins émotionnels. Le dialogue honnête renforcera grandement votre mariage. Il se peut que vous ayez besoin d'une troisième personne pour vous aider à redémarrer ce genre de partage réel.
Un bon mariage vaut tous les efforts investis. Aucun autre essai ne rapporte autant de dividendes à long terme. S'il vous plaît, ne soyez pas dupes. Résistez le mensonge proposant qu'une autre femme ou un autre homme soient la réponse à tous vos problèmes. Il n'y a aucun avantage à repartir à zéro. Vous allez vivre de brisure en brisure sans succès. Apprenez à remplir votre moitié de coupe jusqu'à ras le bord.
Christian Jean Collard,
Adapté de Le Chrétien et le sexe : Texte sur l'adultère
Nota Bene : au lieu de mettre en situation l'homme par rapport à la femme, l'auteur a inversé le processus.
Rédigé par Christian Jean Collard le samedi 19 avril 2008 à 13h58 dans Société | Lien permanent | Commentaires (2) | TrackBack (0)
C'était là. C'était dans ce décor de feu, de fumée et de mort que tout s'était passé. Cela s'était passé si vite qu'on ne me croit pas, quand je raconte cette histoire ou, plus exactement, ce drame. On s'amusait beaucoup, les uns buvaient, les autres mangeaient, d'autres faisaient les deux d'une façon exagérée. Malgré les mises en garde contre l'effet nocif du tabac sur la santé, le petit groupe que nous formions ne se privait pas d'allumer cigarettes sur cigarettes et, moi-même, bien que ce ne fût plus à la mode, je tirais sur ma pipe à petites bouffées. Les bourgeois que nous étions, depuis des années, depuis le temps du Collège ou, comme moi, depuis le temps de l'Université, étions restés des frères les uns pour les autres sans faire attention à la distinction de la naissance.
Certains étaient fils d'ouvriers et avaient peinés pour se faire une petite place au soleil afin de pouvoir rattraper ceux qui étaient nés au sommet d'un grand lit. Personne n'était jaloux sur ceux qui n'avaient pas dû faire le moindre effort pour réussir dans la vie. L'existence s'était montrée clémente à leur endroit et c'était le plus naturellement du monde qu'on les voyait se balader au bras d'une femme plus que belle dont les parents étaient nantis. En revanche, s'il existait bien des nantis, ils étaient de deux sortes : ceux qui n'en étaient pas par la naissance et qui voulaient « avoir l'air », ce que l'on appelle les parvenus, et les autres qui n'avaient aucun mérite dans leur prestance puisqu'ils avaient trouvé fortune et bonnes manières dans leur berceau.
Alors que la fête battait son plein, qu'on se partageait les cordes des pendus, que les éclats des rires fusaient de toutes parts, et alors que dans une profonde oisiveté j'observais notre troupeau, on vînt me chercher comme s'il s'agissait de l'apocalypse. Je fis la grimace et demandai si la chose était d'importance pour que l'on me dérangeât à cette heure de la soirée. Je décroisai les jambes, m'étirai comme après un dur travail et regardai mon interlocuteur en me disant franchement que chaque jour le projetait dans une catastrophe différente.
— Line Renaud... Tu connais ?
— Ma cabane au Canada, répondis-je avec un sourire moqueur.
C'était la première chose qui m'était venue à l'esprit.
— Elle est...
— Non. Mais cette grande dame s'occupe, tu le sais comme moi...
— Du sida, oui. Viens-en aux faits.
J'avais grande hâte de retrouver mes amis et de m'amuser avec eux, quand mon interlocuteur, médecin de son état, avança qu'il avait quelque chose de grave à me dire en aparté. Je me dis tout de suite que je n'assisterais pas à la fin de la fête. J'écoutai attentivement les propos que « La Science », qui se trouvait devant moi, allait développer.
— Dernièrement, j'ai reçu un couple d'une trentaine d'années. L'homme était professeur à l'ULB ; son épouse travaillait dans l'agence de voyage où tu as réservé tes billets pour l'Egypte. Des gens intelligents et apparemment responsables. Lui était au plus mal. Je m'arrangeai pour parler à la femme en particulier car il fallait qu'elle réalise que son mari allait mourir dans les quarante-huit heures...
« Je lui expliquai qu'il était inutile de le torturer avec un quelconque acharnement thérapeutique désormais sans objet. Il était trop tard. J'essayai surtout de lui faire comprendre qu'elle-même était en danger. Je lui demandai si on lui avait récemment prescrit des analyses. « Oui, répondit-elle presque étonnée, mon gynécologue m'a fait faire des examens. Il m'a dit que j'étais sans doute porteuse du virus, mais que je n'avais pas à m'inquiéter, que tout irait bien pour moi. »
« Elle avait un fils de deux ans, et cet enfant, selon toutes probabilités, avait été infecté durant la grossesse. Tous deux allaient vraisemblablement développer un sida, mais cette femme ne se rendait compte de rien. Voir tant d'inconscience chez des gens soi-disant responsables, c'était ahurissant. J'ai insisté sur la nécessité de tests biologiques approfondis. Nous avons pris rendez-vous pour le lendemain... Elle n'est pas revenue. J'ai appris que son mari était effectivement décédé deux jours plus tard.
Mon interlocuteur m'avança, après m'avoir conté ce drame, qu'il était bien difficile d'annoncer à des patients qu'ils sont atteints d'un mal mortel et que, c'est une rude épreuve, même pour des médecins plus endurcis que lui. Il n'existe pas, ajouta-t-il, de formule toute faite pour révéler à un pauvre type que sa « bronchite » est en réalité une pneumocystose carinii et ses pustules violettes sur la figure un sarcome de Kaposi, bref, qu'il a le sida.
Pendant ses études, ce docteur avait été chargé d'expliquer à un malade qu'il avait un cancer du poumon. Il s'agissait d'un Noir d'une soixantaine d'années, un gros fumeur très sympathique. Il lui restait au maximum six mois à vivre. La perspective de lui avouer son mal le terrifiait, mais au moins avait-il la possibilité d'enrober la nouvelle d'un tas de propos rassurants sur les armes dont disposait la médecine : chirurgie, chimiothérapie, radiothérapie. Contre le sida, mon interlocuteur me l'avoua, il n'a que des mots dérisoires. Il attend quelquefois quatre ou cinq jours avant de se décider à parler.
— L'entretien se passe différemment selon les individus et les personnalités. Avec les homosexuels, c'est en général plus facile parce qu'ils sont déjà au courant de la gravité du sida. Ils ont vu des copains mourir autour d'eux. Ils s'attendent au pire. Un jeune publicitaire gay à qui j'ai dû, l'autre jour, dire la vérité a réagi, pourtant, d'une manière inattendue. Je n'oublierai jamais notre conversation.
« — Nous venons de recevoir les résultats de votre bronchoscopie, lui ai-je dit. Ils confirment que vous avez bien une pneumocystose.
« — Doc, qu'est-ce que ça veut dire ?
« — Que votre système immunitaire est en mauvais état, ai-je tenté d'expliquer, ce qui a permis à cette infection de se déclarer.
« Cette explication conduit d'habitude les malades à poser la question cruciale : « Doc, est-ce que j'ai le sida ? » Mais ce patient-là n'a rien demandé. Il est resté silencieux. J'ai dû lui préciser moi-même que ce diagnostic permettait de reconnaître le sida. Il a écouté sans broncher. Je l'ai simplement vu se recroqueviller comme un fœtus dans le creux de son lit. C'était pathétique. Au bout d'un long moment, il a relevé la tête.
« — Doc, a-t-il dit, je n'ai que trente ans. C'est dur de savoir que je n'atteindrai pas la quarantaine.
« En moi-même, je pensais : « Mon pauvre vieux, tu n'iras même pas jusqu'à trente et un ans. » J'ai entonné mon petit couplet sur la mobilisation générale de la recherche médicale. J'ai raconté que des milliers de savants travaillaient partout dans le monde à identifier les causes du mal et qu'il y aurait des découvertes capitales d'ici à quelques mois.
« J'essayais de lui insuffler tout l'espoir possible. Mais il restait sans réaction. Ni ce jour-là ni le lendemain, il n'émit le moindre signe de vie. Cela commença à m'alarmer. Mon inquiétude était d'autant plus sérieuse que j'imaginais mon propre comportement en pareilles circonstances.
« Nous avions le même âge. À sa place, je me serais sans doute également replié sur moi-même comme une larve et n'aurais plus voulu parler à personne. Ce malade n'avait pas fini de me surprendre. Le sixième jour, alors que je l'examinais, il m'a pris la main et a déclaré :
« — Pas question de me laisser faire, doc, je vais lui régler son compte à votre sale petite maladie. »
Il paraît que j'avais une mine d'enterrement, lorsque j'allai rejoindre les autres qui étaient dans un tas d'ébriété avancé. Ils me regardaient, curieux, sans comprendre que je me disais qu'il en était peut-être parmi eux un ou deux qui étaient porteur du virus du sida. Je tenais à la main un livre d'une couleur bleue avec, en gras, le nom de l'auteur et le titre de l'ouvrage.
— Tu vas lire, maintenant ?
— Non. Mais je vous recommande à tous ce bouquin !
— C'est quoi ?
— Ça s'intitule : « Plus grands que l'amour » de Dominique Lapierre. Vous devriez tous la lire.
— Il est dans ma bibliothèque, dit l'un, c'est très intéressant, ça parle du sida.
On n'entendit plus une mouche voler. J'étais certain que le libraire allait devoir commander ce livre, parce que mes potes...
Christian Jean Collard,-
Source : © PLUS GRANDS QUE L'AMOUR, Éditions France Loisirs, Paris, 123, boulevard de Grenelle, « Récit du docteur Jack Dehovitz » pp. 256, 257,258
Rédigé par Christian Jean Collard le vendredi 04 avril 2008 à 16h24 dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
L'institution du mariage traverse actuellement une crise. Quand j'en parle, presque tout le monde croit que je fais allusion au divorce. Mais le divorce n'est qu'un symptôme. Derrière lui se cache un mal réel qui le provoque. Ce mal, c'est la mort de l'amour conjugal.
Le mariage doit être considéré comme un être vivant ! Il ne peut survivre qu'en se renouvelant et en grandissant chaque jour ! Si vous refusez de lui accorder l'attention qu'il mérite, il dépérira, comme dépérirait votre corps si vous renonciez à le conserver en bonne santé, et finira par dégénérer.
Pour lutter contre les mariages manqués, il existe une méthode qui offre le maximum de chances de réussite : enseigner aux jeunes gens (et non seulement à eux !) le véritable sens de cette union, enlever de leur esprit l'idée erronée que le mariage est une porte de secours qui permet d'ignorer le reste du monde.
Nous attendons tous du mariage toutes sortes de joies et de satisfactions. Le mariage peut nous les procurer ! Elles seront toujours la récompense d'un effort et non un don gratuit. Ceux qui songent que le mariage n'est pas un être vivant se trompent. Quand ils auront admis le contraire, ils comprendront qu'il doit se renouveler sans cesse ! La vie, c'est la croissance et qui dit croissance, dit changement ?
Quand je rencontre un ami que je n'ai pas vu depuis dix ans et que je m'aperçois qu'il n'a pas changé, j'ai l'impression que sa vie a aboutie à un échec. Il a refusé de laisser à l'expérience le soin d'enrichir et de développer sa personnalité. Comme cet homme, le mariage peut se figer en une immuable routine.
L'échec de la plupart des unions n'a pas de causes plus fréquentes que l'ennui qu'éprouvent les époux et leur désir de changement. Cette raison ne sera pas évoquée devant un tribunal. Pourtant, le mari et la femme sont las de ces journées de vie en commun. Elles se succèdent dans une monotonie désagrégeant tout.
On trouverait probablement absurde de démontrer à deux époux prêts à se quitter qu'ils auraient pu trouver ensemble toute la variété qu'ils désirent. Et, pourtant, il y a dans chaque personnalité humaine des possibilités latentes qui n'auront jamais l'occasion de s'exprimer entièrement. Il y a mille et une manières d'aimer !
Il existe un nombre illimité de sujets de conversation nouveaux, qui, utilisés par un couple, pourront servir de base à de profitables échanges. Des problèmes passionnants se présentent chaque jour et doivent être étudiés en commun. Tous ces éléments originaux et stimulants, et cette fraîcheur si nécessaire, existent à l'état potentiel, en eux-mêmes.
C'est seulement le manque d'initiative qui rend le mariage insipide. Si ceux qui désirent rompre consacraient autant d'efforts et d'ingéniosité à maintenir leur union qu'ils en dépensent à y mettre fin, très probablement sa monotonie s'évanouirait, et ils découvriraient qu'au fond il y avait dans leurs relations cet élément de vie indispensable.
Un jour, un chirurgien célèbre, dans une lettre à sa fiancée, lui parla de leur future union. « Aucune terre, disait-il, ne doit être semée plusieurs années de suite avec la même graine. Changements et renouvellements sont nécessaires, sinon les richesses du sol seraient vite épuisées. La beauté sera pendant quelque temps le fondement de notre union, puis ce sera l'amitié, puis la fidélité, puis la communion d'idées. Ces mêmes matériaux de base seront au cours de la vie comme une source inépuisable d'expériences nouvelles. Mais la réussite ne sera complète que si chaque époux cherche continuellement ce que son partenaire peut lui apporter à nouveau. Ils devront envisager ensemble de nouveaux problèmes, amener le changement et s'y soumettre. »
Si, dans votre foyer, vous décelez les symptômes tragiques de la désunion et, de l'échec, il n'y a pas lieu de vous désespérer ; vous n'avez pas à accepter l'échec de votre mariage. Si vous le voulez vraiment, le mariage peut revivre à nouveau ! Il peut grandir et vous apporter la richesse et le bonheur que vous avez secrètement souhaités. Et c'est en vous-même que vous trouverez la force et les moyens d'y parvenir.
Que les jeunes, aujourd'hui, eux qui ne souhaitent plus épouser (ou les plus âgés, qui ne souhaitent plus continuer la route ensemble) méditent ces paroles ! Ils savent, par avance, qu'ils seront toujours tentés de regarder d'autres formes que celles de leur femme ! Qu'ils se souviennent de la lettre du chirurgien : « La beauté pendant quelque temps sera le fondement de notre union »
S'ils n'ont d'autres mobiles dans la vie que le sexe, il existe des salons comme exutoire !
Christian Jean Collard,-
Rédigé par Christian Jean Collard le vendredi 28 mars 2008 à 13h42 dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Le jour de la Saint-Valentin, le 14 février, est considéré dans de nombreux pays comme la fête des amoureux et de l'amitié. Les couples en profitent pour échanger des mots doux et des cadeaux comme preuves d'amour ainsi que des roses rouges qui sont l'emblème de la passion.
À l'origine fête de l'Église catholique, le jour de la Saint-Valentin n'aurait pas été associé avec l'amour romantique avant le haut Moyen Âge. La fête est maintenant associée plus étroitement à l'échange mutuel de « billets doux » ou de valentins illustrés de symboles tels qu'un cœur ou un Cupidon ailé...Lire>>>Saint-Valentin
Rédigé par Christian Jean Collard le jeudi 14 février 2008 à 13h38 dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
« Quand ma petite amie et moi nous nous sommes séparés, j'ai fait toutes les erreurs décrites dans votre document gratuit. Je lui ai couru derrière comme un petit chien pendant pas mal de temps. Sans vos conseils je n'aurais finalement obtenu qu'une seule chose : une distance plus grande de sa part. Je suis sûr de cela. En théorie, pris dans le choc émotionnel, personne ne va faire ce qui est écrit dans le livre car cela peut paraître contre nature… et pourtant cela fonctionne. En appliquant votre méthode elle s'est peu à peu ré intéressée à moi. Aujourd'hui nous nous sommes remis ensemble et formons à nouveau un couple. Je n'aurais jamais cru pouvoir recoller les morceaux et pouvoir repartir à zéro comme me l'a permis votre livre. » Sylvain Roucher |
Rédigé par Christian Jean Collard le lundi 11 février 2008 à 12h42 dans Société | Lien permanent | Commentaires (7) | TrackBack (0)
Rédigé par Christian Jean Collard le mercredi 02 janvier 2008 à 14h36 dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Aux informations télévisées on voit souvent des reportages où des ouvriers sont licenciés de leur usine. Ils sont toujours graves, en colère ou hébétés. Certains pleurent.
Je n'ai jamais compris leur affliction. Pourquoi se mettent-ils donc dans un état pareil devant une si heureuse nouvelle ? Il y en a même qui se suicident. Sont-ils devenus fous ?
Non vraiment je ne les comprends pas. Moi à leur place je serais HEUREUX de me faire licencier de la sorte. Heureux. Enfin la liberté ! Avec quel bonheur je tirerais un trait définitif sur l'usine qui pendant tant d'années m'aurait aliéné, abruti, empêché de vivre ! Je me sentirais des ailes. Eux, non.
Un licenciement, n'est-ce pas une heureuse nouvelle pour un ouvrier ? N'est-ce pas la promesse d'une existence débarrassée de chaînes héritées parfois de plusieurs générations ? Et d'ailleurs pourquoi montre-t-on toujours du doigt les « méchants licencieurs » ?
Quel mal y a-t-il à licencier des travailleurs ?
Non seulement licencier un ouvrier c'est donner la liberté à un oiseau qui de toute sa vie n'a connu que la cage, qui depuis le nid a subi l'enfermement mental pour raisons strictement économiques, mais en plus c'est lui accorder un consistant pécune pour un nouveau départ ! En effet, les patrons qui licencient rendent leur liberté et leur dignité à ces hommes en leur octroyant en plus des indemnités de licenciements.
Et eux ils pleurent, enragent, désespèrent, se suicident.
Comble du bonheur, comme si cela ne suffisait pas ils ont en outre le droit de toucher des allocations de chômages pour vivre pendant des années sans devoir aller travailler loin de chez eux en affrontant le froid matinal et la pluie du soir. Alors qu'ils ont trente, quarante, cinquante ans, ils peuvent enfin pour la première fois de leur vie se lever le matin sans se soucier d'aller gagner leur pitance dans des endroits sales, bruyants, dangereux, et ils ne sont pas contents !
Et ce n'est pas tout ! Certains qui avaient misé sur leur usine-providence pour recevoir pendant trente ans un salaire mensuel qui devait surtout servir à rembourser leur ignoble maison Phénix s'étaient déjà endettés avant même d'être licenciés parce qu'en plus de leur maison Phénix ils avaient eu des envies de grands écrans plats et de grosses voitures « comme celle du patron ». Mis au chômage, ils pourront faire une demande d'aide pour surendettement et ainsi soit se voir abandonner leurs rêves ineptes et coûteux de petits rêveurs minables, soit se les faire finir de payer par l'État.
Personnellement avec le peu d'expérience professionnelle que j'ai accumulée dans ma longue carrière d'esthète, les meilleurs moments vécus sur mes lieux de travail n'étaient pas quand on me donnait ma paye, pas quand j'écoutais avec cet habituel dédain qui me rassure tellement sur ma hauteur les inepties des collègues parlant de leur voiture ou de leurs points-retraites, pas même quand je me restaurais à la cantine, non... Les meilleurs moments vécus sur mes lieux de travail étaient ces instants cruciaux où l'on m'annonçait mon « licenciement » pour inaptitude, incompétence ou désintérêt pour mon poste.
À chaque fois c'était pour moi un immense soulagement. Une inexprimable sensation de liberté retrouvée. Un sentiment de bien-être extrême. Comme une respiration libératrice, un poids énorme que l'on me retirait. À chaque fois qu'un patron m'annonçait que je devais cesser de travailler pour son entreprise, je me sentais renaître, voler, aimer, vivre !
Et encore, on ne m'a jamais accordé le moindre dédommagement lors de ces sorties forcées du circuit professionnel. J'étais heureux pourtant.
Alors comment se fait-il que ces ouvriers pleurent et vont même jusqu'a se suicider sous prétexte qu'ils ne reverront plus jamais leur usine alors qu'ils ont tout avantage de la quitter ?
En fait c'est moi qui dois me tromper... Ce n'est pas possible, ils ne peuvent pas être malheureux parce qu'on les a licenciés de leur usine, je dois me tromper...
Je crois plutôt qu'ils pleurent de joie et se pendent par amour.
Raphaël Zacharie de Izarra
Rédigé par Christian Jean Collard le mardi 18 décembre 2007 à 13h47 dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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